monuments historiques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rappel de l’article 9 de la charte de Venise


" La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel.
Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques.
Elle s'arrête là où commence l'hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps.
La restauration sera toujours précédée et accompagnée d'une étude archéologique et historique du monument. "

Rappel de définition pour ‘’Monument Historique’’
Ouvrage d'architecture ou de sculpture destiné soit à conserver la mémoire d'un homme, soit à perpétuer le souvenir d'un événement, les monuments (du latin monere, avertir, commémorer) reflètent, avec plus ou moins de bonheur et de force les idéaux d'une société.
Aujourd'hui, il existe plusieurs types de monuments commémoratifs: les ouvrages d'art civils, militaires ou religieux d'importance diverse (châteaux, palais, cathédrales, mais aussi bâtiment industriel, agricole ou de toutes natures) à qui a été attribué un caractère commémoratif, en raison du passé prestigieux (parfois très récent) dont ils témoignent.

Débuts en France de la conservation des monuments
Le souci de préserver, à travers un monument, l'image idéale, qu'une société se fait d'elle-même et du passé auquel elle se rattache, fit naître, à peu près partout dans le monde, mais à des moments différents de l'histoire, le désir de conserver les édifices anciens.
Cette volonté se fit jour en France à la fin du XVIIIe siècle. Les décrets de 1790 et 1792 instiguèrent une commission spéciale et dégagèrent des crédits dans le but d'assurer la conservation de certains édifices, témoignant ainsi de la volonté des Révolutionnaires de préserver le patrimoine artistique national.
C'est la même intention qui poussa les Chambres à voter, en 1830, un crédit destiné à entretenir certains bâtiments. Puis, en 1834, sur l'initiative de Guizot, alors ministre de l'Instruction publique, fut créé un «Comité historique des arts et monuments».
Fondée trois ans plus tard, la Commission des monuments historiques fut chargée de répartir les crédits affectés à ces édifices, d'examiner les projets de restauration et de faire surveiller les travaux par des inspecteurs généraux des monuments historiques.
Le premier inspecteur fut Ludovic Vitet, à qui succéda Prosper Mérimée.
Un difficile travail de classement Chronologie
Bien que définitivement mise en place par l'ordonnance royale du 19 février 1839, la commission était démunie de pouvoirs légaux et, par conséquent, impuissante face aux initiatives privées, communales ou départementales.
Aussi, elle n'entreprit que difficilement le travail de classement des monuments qu'elle était censée protéger.
Ses membres firent appel, en 1840, à l'architecte Viollet-le-Duc pour qu'il participe à la restauration de la Sainte-Chapelle et ils lui 
confièrent, par la suite, de très nombreux travaux à Vézelay, Carcassonne, Pierrefonds, etc.
Les pouvoirs de la commission furent considérablement étendus par la loi du 30 mars 1887, complétés par un règlement d'administration publique en date de 1889.
Désormais, tous les ouvrages d'art jugés intéressants à conserver pouvaient être classés parmi les monuments historiques.
La création (loi du 21 avril 1906) dans chaque département, d'une commission pour la protection des monuments ou sites naturels de caractère artistique fut suivie des lois du 31 décembre 1913 et du 23 juillet 1927 qui précisèrent le mode de classement et la conservation des monuments historiques.
Il était prévu qu'une fois classé, le monument devienne l'objet d'une surveillance spéciale de la part de l'État qui, dès lors, concourrait aux frais exigés par son entretien et sa conservation: c'était le rôle de la Caisse nationale des monuments historiques et ressources budgétaires. Aujourd'hui, cette tâche est exercée par l'entremise du secrétariat d'État aux Affaires culturelles, assisté de la Commission des monuments historiques.